« Artillerie et art de la petite guerre : un long cheminement »

Article publié dans :

Carnet de la Sabretache, nouvelle série n° 148, juin 2001, p. 46-50.  Pour commander, contacter la Société de la Sabretache ICI.  

 

 

Résumé introductif :

En 1744, pour la première fois en France, des pièces d’artillerie sont associées à un corps de troupes légères dès sa création. Le régiment des arquebusiers de Grassin, corps mixte de fantassins et de cavaliers, se voit en effet attribuer deux pièces du canon léger dit « à la suédoise ». L’article montre d’une part, exemples à l’appui, que les sources narratives permettent d’identifier un usage du canon à la petite guerre – la tactique de spécialité des troupes légères – dès la guerre de Succession d’Autriche en Flandre (1744-1748). Mais, d’autre part, on observe que seuls les traités théoriques de petite guerre publiés après la guerre de Sept Ans (1756-1763) envisagent sérieusement le recours à l’artillerie dans ce domaine et l’encouragent. Pour éclairer ce décalage, il faut revenir sur les évolutions tactiques et techniques ainsi que sur les choix politiques au long du xviiie siècle.

 

* Publié à nouveau en 2002 : « Artillerie et art de la petite guerre : un long cheminement », L’Objectif (Bulletin trimestriel de la Fédération nationale de l’artillerie), Paris, janvier 2002, n° 99, p. 38-46.