« L’artillerie légère en campagne au long du XVIIIe siècle : nouvelles réflexions »

Article publié dans :

Technology and Warfare. 38th International Congress of Military History, 25 August - 1 September 2012, Sofia, Bulgaria. Sofia University Press, 2013, p. 83-93.   

Résumé introductif :

L’article approfondit la place de l’artillerie légère dans la pensée militaire et dans les campagnes militaires tout au long du XVIIIe siècle ; il élargit la question traitée dans un autre de nos articles (Carnet de la Sabretache, juin 2001) en l’étendant à la bataille, et en étudiant, outre l’exemple français, celui de la Prusse. Le thème de l’artillerie légère au XVIIIe siècle est en effet important, parce que ce qui a marqué alors l’Europe en matière d’artillerie est, d’une part, la recherche de l’allégement des systèmes d’artillerie en général ; d’autre part, l’apparition, dans plusieurs pays d’Europe, de pièces très légères, non plus seulement par le calibre des pièces (ie le poids du boulet tiré), mais par la masse même des pièces. Après avoir défini ce que l’on entendait à l’époque sous l’expression d’« artillerie légère », l’article développe les raisons et les conditions de l’emploi de l’artillerie légère : augmentation de la capacité de manœuvre dans la « grande » guerre, préservation de l’effet de surprise dans la « petite guerre ». Si la France fut pionnière en Europe par la réflexion théorique sur l’emploi de l’artillerie légère, notamment à la petite guerre, d’autres pays, Autriche, Prusse, Saxe, précédèrent la France dans l’usage de cette artillerie sur le terrain. Les modalités d’emploi de l’artillerie légère dans la bataille sont abordées à travers les exemples de Fontenoy et de la pensée du roi Frédéric II de Prusse. L’article rappelle enfin les autres circonstances d’emploi de l’artillerie légère au cours d’une campagne militaire.