« Les difficultés des alliances militaires pendant la guerre de Succession d’Autriche : 1744-1748, théâtres d’opérations d’Allemagne et des Pays-Bas »

Article à paraître dans :

Les opérations interarmées et multinationales dans l’histoire militaire, actes du 39e congrès de la Commission internationale d’histoire militaire, Turin, 1er-6 septembre 2013.

 

 

 

 

 

Résumé introductif :

La constitution, successivement, de nombreuses alliances militaires fut une des caractéristiques majeures de la guerre de Succession d’Autriche, du point de vue diplomatico-militaire. Ces alliances ont le plus souvent connu des difficultés, que les deux exemples présentés ici permettent d’appréhender et de synthétiser : l’alliance entre la Prusse et la France, et l’alliance entre les Autrichiens, les Anglais et les Hollandais contre la France. Sont tour à tour mis en lumière dans cet article, notamment : la divergence des intérêts politiques des alliés ; la mésentente et le manque de confiance réciproque entre les souverains ou les chefs militaires alliés. L’alliance entre Frédéric II et Louis XV était fragile, et elle fut sujette à volte-face, le roi de Prusse l’ayant rompue à plusieurs reprises. L’alliance entre l’Autriche et l’Angleterre fut marquée par une forte détermination de ces deux puissances à faire la guerre contre la France. Elle n’était donc pas fragile dans son fondement ; elle fut chaotique dans son fonctionnement, du fait de l’absence d’unité de commandement, sans parler des querelles entre soldats de nations différentes dans cette armée disparate. On en vit des conséquences sur le terrain. Enfin, la position des Provinces-Unies au sein de cette alliance, particulière, et les ménagements de la France à leur égard sont à éclairer, encore, par les intérêts politiques…