« La petite guerre au xviiie siècle : les écrits théoriques »

Résumé de l’article en français au bas de la présente page // Abstract of the article in English below.


Article publié dans :

Europe et Défense. Actes du colloque Histoire militaire et défense atlantique, tenu à Nantes le 2 avril 1999 (organisé par le CRHMA – Centre de Recherches sur l’Histoire du Monde Atlantique, le CEHD – Centre d’Etudes d’Histoire de la Défense – et la Société Archéologique et Historique de Nantes et de Loire-Atlantique). Numéro hors série du Bulletin de la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique, Nantes, 2000, p. 99-109.

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Résumé introductif en français :

Le premier traité de petite guerre est publié en France en 1752. D'autres théoriciens suivent cet exemple à leur tour, d'abord en France, puis dans les pays alentour (Allemagne, Autriche, Grande-Bretagne notamment), d'abord par des traductions, puis par une production autonome.  Pourquoi des officiers (et de quel profil ?) ont-ils eu la volonté de codifier ainsi cette façon de faire la guerre ? Pourquoi à ce moment ? Pourquoi d'abord en France ? L'objet de l'article n’est pas d'analyser le contenu des traités théoriques, mais de mettre en exergue, essentiellement du point de vue français, ce qui est à « l’amont » de l’écriture, c’est-à-dire les conditions de la rédaction, puis d’observer « l’aval », c’est-à-dire la réception du message des théoriciens, à la fois par leurs pairs officiers, en France et à l’étranger, et par le gouvernement. Cette étude prend pour base, chronologiquement, les traités de petite guerre publiés de La Croix, Grandmaison, Jeney, Ray de Saint-Geniès, De Wüst, La Roche, Grimoard, Cessac, ainsi que le manuscrit de Du Portal.

Nota : comme nous avons découvert, postérieurement à la publication de cet article, d'autres rééditions et traductions de certains traités de petite guerre, celles qui sont mentionnées ici sont à compléter en consultant mon livre, La petite guerre au XVIIIe siècle (2010). Idem pour les publications étrangères sur le sujet ; en particulier, quelques rares traités ont été publiés en Autriche à la fin de l'Ancien Régime. Mais cela n'altère en rien l'esprit des conclusions de cet article, qui restent justes.

Une coquille, p. (dans le chapitre II) : le canon à la suédoise était un canon de quatre livres de balle, et non un canon de deux livres de balle.


Une erreur concernant la législation sur les troupes légères et la petite guerre, à rectifier d'après la conclusion de La petite guerre au XVIIIe siècle (2010), l’Instruction provisoire pour les troupes légères de 1786 n'est pas le premier texte officiel consacré à la tactique des troupes légères depuis 1770. Mais, comme pour la remarque précédente, les conclusions de l'article sur ce thème restent justes. 



Abstract in English :


"The 'petite guerre' in the 18th Century: Theoretical Writings"


The first treatise on the "petite guerre" was published in France in 1752. Other theoreticians followed this example, first in France and then in the surrounding countries (Germany, Austria, Great Britain in particular), initially with translations, and then with their own production. Why did officers (and with which profile?) have the will to codify this way of waging war? Why at that time? Why first in France? The purpose of the article is not to analyse the content of the theoretical treatises, but to emphasize, essentially from the French point of view, what is at the "upstream" point of writing, that is the conditions of the drafting, and then to observe the "downstream," that is the reception of the theoreticians' messages, both by their peers officers, in France and abroad, and by the government. This study is based, chronologically, on the treatises of the "petite guerre" published by La Croix, Grandmaison, Jeney, Ray de Saint-Geniès, De Wüst, La Roche, Grimoard and Cessac, as well as on the manuscript of Du Portal.