« Thomas-Auguste Le Roy de Grandmaison (1715-1801), un officier au service de la petite guerre »

 

Article publié dans :

Revue Internationale d’Histoire militaire (RIHM), n° 81, Vincennes, Commission Française d’Histoire Militaire (CFHM), 2001, p. 101-114.

* Texte intégral de l’article disponible sur Internet ICI.


* Table des matières du numéro disponible sur Internet ICI.



 

Résumé introductif :

La paix est propice à la réflexion. C’est entre deux guerres, celle de Succession d’Autriche et celle de Sept Ans, que Grandmaison publie en 1756 un traité intitulé La petite guerre. C’est un des premiers traités proposés au public sur cette partie de l’art militaire ; le premier au moins qui soit bien structuré. Et c’est au titre d’auteur de ce traité (traduit en plusieurs langues, même en polonais au début du xixe siècle !) que Grandmaison est passé à la postérité. Il est connu aujourd’hui des historiens militaires comme le « capitaine de Grandmaison », ainsi qu’il est présenté sur le frontispice de cet ouvrage. Pourtant, plus que ses travaux d’écriture, c’est sa valeur sur le terrain, alliée à son service dans les troupes légères, corps où il est alors plus aisé de se distinguer, qui expliquent son ascension. Il termine en effet lieutenant-général, ce qui est très honorable quand on considère qu’il est issu de cette petite noblesse de province connaissant souvent une carrière militaire laborieuse, faute d’argent ou d’appuis à la cour. L’article suit les étapes de la carrière de Grandmaison en mettant en valeur les facteurs majeurs de son ascension.