« La guerre de partis au xviie siècle en Europe »

Article publié dans :

Stratégique [Paris, diffusion Economica], n° 88, 2007, p. 101-146.

* Texte intégral de l’article disponible sur Internet ICI.

* Table des matières du numéro disponible sur Internet ICI.


 

Résumé introductif :

L'article évoque dans son intitulé la « guerre de partis », qui désignait au XVIIe siècle la « petite guerre », cette dernière expression n'étant pas utilisée pour ce siècle par les penseurs militaires, à ma connaissance. L'idée d'étudier la guerre de partis au XVIIe siècle vient naturellement quand on lit les historiques qui émaillent les traités d'art de la petite guerre allemands du XIXe siècle, parce que le XVIIe siècle y est mis en valeur ; surtout,  et parfois exclusivement, la guerre de Trente Ans. Ceux qui ont le plus mis à profit la guerre de partis semblent avoir été alors Wallenstein, Mansfeld, Christian de Brunswick et Jean de Werth. Mais les théoriciens en question laissent de côté, injustement, le maréchal français Turenne, qui est reconnu notamment par l'historiographie française du XXe siècle comme un manœuvrier hors pair, qui privilégia très souvent dans son action l'approche indirecte. Après une mise au point historiographique, l'article démêle les définitions et les principes tactiques que l'on peut tirer des traités d'art de la guerre du XVIIe siècle, avant de montrer que la petite guerre de l'époque verse souvent dans la dévastation du territoire en dépit de quelques prescriptions ou recommandations ; enfin, il clarifie la question des troupes éventuellement spécialisées dans la petite guerre dès le XVIIe siècle, en mettant en garde par exemple contre l'expression de « cavalerie légère », qui recouvre alors des réalités diverses.


 * Publié à nouveau en 2010 : « La guerre de partis au xviie siècle en Europe », dans :

Coutau-Bégarie (dir.), Stratégies irrégulières (recueil d’articles), Paris, Economica, 2010, p. 202-234.

Peut être commandé par exemple ICI.