« La manœuvre de la Méhaigne (guerre de Succession d’Autriche), chef d’œuvre du style indirect, dans le cadre du débat sur la petite guerre au xviiie siècle »

 

Article publié dans :

Cahiers du CEHD, n° 23 (« Nouvelle histoire bataille », II), Paris, Ministère de la Défense, Secrétariat général pour l’Administration, 2004, p. 181-200.

* Cet article fait suite à un exposé présenté sur le même thème dans le cadre de la Commission « Nouvelle histoire bataille » du CEHD, au château de Vincennes, le 8 novembre 2000.

**Les textes de ce recueil ont été disponibles pendant plusieurs années gracieusement sur Internet, sur le site du CEHD. Comme le site du CEHD n’existe plus, je livre aux lecteurs ci-dessous le texte de mon article, avec l’aimable autorisation de M. Laurent Henninger, qui présidait alors la commission spécialisée « Nouvelle histoire bataille » et a coordonné la parution du recueil d’articles subséquent. Lire le texte intégral de l’article ICI.

 

 

Résumé introductif :

La victoire de Fontenoy est l'événement-phare associé à Maurice de Saxe dans la première biographie qui lui est consacrée. Une bataille, donc ; événement propre à résumer la valeur d'un homme de guerre quand il en était victorieux, parce que c'était l'image traditionnelle de ce que devait être la guerre. Or l'article, dans sa 1ère partie, montre que le maréchal de Saxe, principal général de Louis XV, fut un aussi grand maître dans l'art de coordonner des actions de détail (la « petite guerre ») pour faire reculer l'ennemi sans bataille, que dans celui de donner des batailles. La manœuvre de la Méhaigne, en août 1746, en est l'exemple le plus éclatant, qui permit aux Français d'entamer le siège de Namur dans de bonnes conditions. L'article explore, dans une 2e partie, le « décalage entre la pratique de la guerre et les idées sur la guerre », c'est-à-dire les raisons qui pouvaient expliquer les réticences de beaucoup d'officiers à l'égard de la petite guerre, au xviiie siècle : aspects tactiques, sociaux, moraux, attitude du gouvernement.