« Vers une moralisation de la petite guerre au xviiie siècle »



Article publié dans :

RIHM, n° 85 (Vincennes, France), numéro thématique intitulé : Petite guerre et guerres asymétriques de l’Antiquité au xxie siècle, 2009, p. 191-209.

[Coquilles : p. 198, dernier mot, lire « défaite » et non « victoire » ; p. 201, dernier § : lire « par les Impériaux » et non « par les Français »].

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Résumé introductif :

L’article vise à montrer, d’une part, l’évolution du discours moral sur la petite guerre et, d’autre part, les avancées éventuelles observables dans la pratique. L’« esprit du siècle » – esprit de modération appuyé sur la raison – a-t-il influencé les théoriciens de la petite guerre dans leurs réflexions ? Certains de ces derniers ont fait partie de cercles de sociabilité imprégnés des idées véhiculées par les Lumières… L’enquête établit la limite admise, au xviie puis au xviiie siècle, entre ruses de guerre et trahisons, sur la base du droit des gens, fondé sur l’honnêteté, l’honneur et la parole donnée. Quelles ruses étaient jugées recevables ? Quelles traîtrises proscrites ? La ligne de partage pouvait être ténue. Il y a enfin dans cet article, à travers plusieurs exemples (attitude face aux blessés, question des déguisements à la guerre, respect, ou pas, de la trêve des quartiers d’hiver, traitement des prisonniers de guerre, discipline), une évaluation des progrès du xviiie siècle quant à la « normalisation » des troupes légères et à l’humanisation de la petite guerre, par rapport aux normes du temps sur les pratiques générales à la guerre.