« La petite guerre, auxiliaire de la ‘grande’ »

Article publié dans :

Nouvelle Revue d’Histoire (NRH, Paris), hors-série n° 10, printemps-été 2015, p. 31-33.

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Résumé introductif :

Cet article est une porte d’entrée idéale dans le sujet, avant la lecture du livre de Sandrine Picaud-Monnerat, “La petite guerre au XVIIIe siècle” (2010) ; le livre démontre en effet ce qui est annoncé et souligné dans cet article. On a ici, en trois pages, une brève synthèse, claire, simple, qui pose les lignes de force essentielles, thématiques et chronologiques, pour comprendre ce qu’était la petite guerre, son usage au XVIIIe siècle, et l’importance de la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748) comme tournant de la pratique et de la réflexion militaire à ce sujet. L’article part d’un constat : la publication en Europe, à partir du milieu du XVIIIe siècle, de traités militaires qui décrivent la façon de pratiquer la « petite guerre ». En effet, dans les conflits militaires du temps, cette façon de faire la guerre avait pris de plus en plus d’importance, et il était temps de réfléchir à son sujet. Quelques éléments de définition sont exposés, puis illustrés par un exemple, celui du rôle des troupes légères lors du siège d’une place. Ces éléments étant posés, l’article décrit le contexte explicatif du déploiement de la petite guerre dans les guerres de la fin du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle ; et notamment le rapport avec ce que l’on a appelé le « blocage tactique » du début du XVIIIe siècle. La deuxième moitié de l’article synthétise le rôle de la guerre de Succession d’Autriche comme accélérateur de l’usage des troupes légères en Europe. S. Picaud-Monnerat souligne que cette guerre a vraiment « fait époque » dans l’évolution de la tactique, et met en lumière le rôle, en France, du comte d’Argenson, secrétaire d’Etat de la guerre, et du maréchal Maurice de Saxe, en mettant en valeur, aussi, l’exemple de la campagne de 1746 au niveau opératif.