« De la petite guerre à la guérilla, le soulèvement vendéen »

Article publié dans :

Hervé Coutau-Bégarie (dir.), Histoire militaire des guerres de Vendée. Actes des journées d’étude organisées par la Commission française d’histoire militaire, l’Association du Souvenir vendéen et la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique. Paris, Economica, 2010, p. 406-416.

* Peut être commandé par exemple ICI.


 

 

 

Résumé de la communication présentée en 2006 :

Un résumé de la communication à la journée d’études organisée à Nantes le 22 mai 2006 se trouve ICI.

 

Résumé introductif de l’article :

Cet article étudie la manière de combattre utilisée par les Vendéens entre 1793 et 1796 dans leur lutte contre les Républicains. Il vise à montrer, à travers des écrits de théoriciens prussiens et français, les traits communs entre la pratique guerrière des Vendéens d’une part et la « petite guerre » (guerre de surprises et d’embuscades) des troupes légères de l’armée au xviiie siècle d’autre part ; mais il s’agit aussi de montrer les caractères spécifiques liés au type de conflit, original (un soulèvement populaire), que furent les guerres de Vendée. Il faut noter que ce sont les Prussiens qui se sont le plus intéressés aux leçons tactiques des guerres de Vendée dans le siècle qui les suivit (Valentini, Decker, Clausewitz, Boguslawski). Pour la France, on ne peut guère citer que le traité de Le Mière de Corvey (Des partisans et des corps irréguliers, 1823). Certes, la « petite guerre » était une tactique jugée primitive et indigne d’intérêt par beaucoup d’officiers. Mais il faut dire aussi que la charge émotionnelle liée à cette véritable guerre civile a certainement contribué à occulter en France une réflexion sur la pratique guerrière des Vendéens, comme après les guerres de Religion du xvie siècle.