« La capture rocambolesque du comte de Beausobre, colonel de hussards (octobre 1747) »

Article publié dans :

Carnet de la Sabretache (revue éditée par la Société de la Sabretache, Paris), n° 204, septembre 2015, p. 26-31.

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Résumé introductif :

Dans la nuit du 6 au 7 octobre 1747, trois semaines après la chute de Berg-op-Zoom, des compagnies franches à la solde des « Alliés » (Autrichiens, Anglais, Hollandais) attaquèrent un poste clef sur la route entre Anvers et Berg-op-Zoom. Ce poste était gardé par le régiment de hussards de Beausobre. Les compagnies franches s’emparèrent d’une partie des cavaliers et de leur commandant, le brigadier Jean-Jacques de Beausobre, colonel du régiment à son nom. Beausobre raconte lui-même cette mésaventure dans une longue lettre écrite au secrétaire d’Etat de la Guerre, fin octobre (après sa libération), et il conteste tout soupçon de négligence. Pour comprendre les arguments de Beausobre, il faut revenir sur la mission qui lui fut confiée, donc sur le système d’approvisionnement de Berg-op-Zoom pendant le siège de cette place, et sur le dispositif militaire mis en place pour la communication avec Anvers. Ce sont donc les objectifs et les moyens de l’armée française durant toute une partie de la campagne de 1747 qui sont mis en lumière dans cet article. Ce qui n’empêche pas de raconter d’abord la façon piquante dont Beausobre fut fait prisonnier !