« Religion, religieux et lieux de culte dans la pensée militaire et la ‘petite guerre’ au xviiie siècle : modérateurs ou auxiliaires de la violence ? »


Article publié dans :

Églises de l’Ouest, Églises d’ailleurs. Mélanges offerts à Marcel Launay, réunis et publiés par Bertrand Joly et Jacques Weber, Paris, Les Indes Savantes, coll. « Rivages des Xantons », 2009, p. 81-95.

[1 coquille p. 93, note 297 : lire « Une lieue mesurait un peu plus de 4000 m. »]

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Résumé introductif :

C’est à travers l’utilisation tactique des lieux de dévotion – églises, clochers, cimetières, voire abbayes – comme postes à défendre ou à attaquer que la religion apparaît le plus souvent dans les traités d’art militaire. Pourtant, certains théoriciens de la petite guerre encouragent la piété dans les corps de troupes légères, avec une vision parfois clairement utilitariste, quelles qu’aient été les convictions des chefs militaires : l’intérêt de la religion pour contenir les débordements possibles des troupes, freiner le libertinage et animer le courage était clairement compris. A partir de traités d’art militaire, mais aussi de mémoires de guerre, de lettres d’officiers, d’ordonnances royales et de contrôles d’officiers, l’article analyse les rapports, multiples, directs ou indirects, entre la religion chrétienne et la petite guerre des troupes légères et des hussards dans la pratique et dans la réflexion sur la guerre : encadrement religieux, piété au corps, implication de religieux dans la petite guerre comme complices ou victimes, usage des lieux de dévotion comme lieux de combat.