« Surprises de postes, escalades de places : la petite guerre, aux marges de la grande »

 

Article publié dans :

Revue de la Société des Amis du Musée de l’Armée (RSAMA), n° 122, II/2001, p. 48-54.

* Ce numéro de la revue est malheureusement épuisé. Avec l’aimable autorisation de la SAMA, je me permets donc de mettre à la disposition des lecteurs le texte intégral de mon article publié, ICI. 

 

 

Résumé introductif :

Lorsque les mémorialistes du  xviiie siècle évoquent des épisodes de la guerre de Succession d’Autriche que les historiens et les stratégistes d’aujourd’hui peuvent classer dans le registre de la petite guerre, il s’agit souvent d’attaques (et de défenses) de postes. Partant de ce constat, illustré par deux exemples d’ouvrages, l’un d’un auteur militaire, Néel, l’autre de Voltaire en tant qu’historiographe du roi Louis XV, l’article éclaire plus largement la façon de faire la guerre au milieu du xviiie siècle, et les contraintes des armées de l’époque. Mettre de telles petites opérations en exergue au fil d’un récit prouve-t-elle leur prééminence sur le terrain au regard d’autres types d’actions indirectes, ou seulement l’intérêt plus marqué du mémorialiste ? L’attaque de postes étant ce qui, à la petite guerre, se rapprochait le plus de la guerre de sièges classique, on peut voir là d’abord une certaine contamination en faveur d’une certaine conception de la guerre. En réalité, le contenu des traités d’art militaire eux-mêmes confirme que c’était bien plutôt l’intérêt stratégique qui commandait ce type d’actions, dont la fréquence était réelle. L’article aborde enfin le cas particulier de l’attaque par surprise de véritables de places de guerre.