L'auteur

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Sandrine Picaud-MonneratSandrine Picaud-Monnerat est la spécialiste en France de la "petite guerre" et des troupes légères. Elle travaille sur le sujet depuis plus de 25 ans, en particulier pour le XVIIIe siècle. Elle poursuit aujourd'hui ses recherches, étudiant en profondeur à la fois la théorie et la pratique de la petite guerre, dans une perspective plus large qui s'étend du XVIe siècle jusqu'au XIXe siècle en Europe – avec quelques travaux portant sur le milieu du XXe siècle.

Son approche de la petite guerre est avant tout opérative et tactique, et se situe au cœur de la conduite des campagnes militaires comme des actions qui les composent, en-dehors des sièges et des batailles. Elle englobe également la dimension stratégique, en étudiant les liens entre la conduite de la guerre et les actions des troupes légères, spécialisées dans ce style indirect de la guerre. Elle aborde aussi la dimension technique, avec les armes et les moyens utilisés dans ce cadre.

Ses travaux et ses centres d'intérêt portent en particulier sur le XVIIIe siècle, par lequel elle a entamé son parcours scientifique, mais aussi sur la Révolution française, les guerres napoléoniennes et, dans une certaine mesure, la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale (engagement des forces spéciales). Dans ce cadre, en dehors du XVIIIe siècle, elle a tout particulièrement étudié les écrits de Clausewitz sur la petite guerre.

Ses recherches se concentrent également sur la guerre de Succession d'Autriche de manière générale, sous de nombreux angles qui ont fait l'objet de publications, tels que l'histoire des troupes, la pensée militaire, les prisonniers de la guerre, l'emploi de l'artillerie, la gestion des approvisionnements, les lois de la guerre, l'implication de l'Église catholique dans le conflit, les opérations multinationales et les relations internationales. Elle a notamment travaillé sur l'histoire des opérations et des campagnes, avec des études de cas qui s'adressent à la fois aux historiens et aux militaires.

Ses travaux ont également abordé les relations entre la société et la guerre dans la France du XVIIIe siècle, notamment en développant une expertise sur la question des prisonniers de guerre, qui a déjà mené à plusieurs communications et articles.

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Ses titres, en tant qu’historienne :
- lauréate de l’Agrégation d’histoire en 1995 (concours administratif français de haut niveau) ;
- titulaire d’un doctorat en histoire, soutenu en 2004 à l’Université de Nantes, sous la direction du professeur Jean-Pierre Bois.

Sandrine Picaud-Monnerat a enseigné l’histoire et la géographie dans le Secondaire comme professeur agrégé (1995-1998). Elle a ensuite enseigné l'histoire moderne à l'Université de Nantes de 1998 à 2004, en tant qu’allocataire-moniteur puis ATER. Depuis lors, elle vit en Suisse et est historienne indépendante. Sa thèse de doctorat portait sur la petite guerre au XVIIIe siècle en Europe. Fruit de neuf années de recherches, ce travail a été resserré et complété pour aboutir à un ouvrage de référence, La petite guerre au XVIIIe siècle, publié en 2010 (voir ICI).

Elle est membre du Conseil d'administration de la Commission française d'histoire militaire (CFHM), à Paris, et du Conseil d'administration de l'Association pour le rayonnement du Service historique de la défense (ARSHD), à Vincennes.

Parmi les associations dont elle est également membre figurent la Société de la Sabretache et l'Association de soutien à l’armée française (ASAF), toutes deux à Paris.