« La population locale face à la guerre au xviiie siècle »

 Article publié dans :

Les populations et les armées. Pully (Suisse), Centre d’histoire et de prospective militaires -- CHPM, 2008 (actes du Symposium de 2006), p. 53-78.

* Peut être commandé ICI. 

 

 

Résumé de la communication :

Un résumé de la communication présentée le 24 février 2006 lors du symposium du CHPM à Pully se trouve ICI

(Les commentaires de lecteurs auxquels ce billet a donné lieu montrent l’actualité du sujet, par les parallèles tirés avec le xxie siècle…).

 

Résumé introductif de l’article :

Le choc produit par la guerre de Trente Ans, au xviie siècle, a encouragé les dynasties européennes à encadrer, autant que faire se pouvait, la violence militaire, et à la circonscrire au champ de bataille et aux militaires. L’observation des troupes en campagne au xviiie siècle, notamment dans la Flandre tant de fois disputée, montre, un siècle plus tard, un bilan mitigé. Si la « maraude » individuelle est théoriquement punie, le prélèvement de contributions pour le ravitaillement des troupes reste lourd pour les populations paysannes. Et la mise à contribution excède largement l’approvisionnement en vivres et en matériel ; elle recouvre aussi des services de toute sorte dus aux troupes, et des renseignements, à fournir de gré ou de force… Pourtant, les efforts réels d’« humanisation de la guerre » au xviiie siècle sont propres à rendre à notre xxie siècle trop sûr des progrès de sa civilisation une humilité nécessaire en dépit des avancées technologiques, au regard de la résurgence de pratiques indignes de l’humanité à l’égard des populations civiles dans plusieurs conflits dits « de basse intensité » à la surface du globe.

 

ð  Pour d’autres exemples de cette humanisation de la guerre au xviiie siècle, quant aux prisonniers de guerre en particulier et aux relations entre les belligérants en général, voir aussi les articles « Regards de militaires sur les ennemis de la France… » (ICI) et « Accommodements locaux, sauvegardes, contributions… » (ICI).